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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /Juil /2007 21:37
Si vous cherchez des frissons pour la plage...

La Science-Fiction est un genre littéraire aussi vaste et varié que la "littérature générale". La paternité du terme, souvent contestée, est attribuée, en 1929, à Hugo GERNSBACK le fondateur de la première revue de SF américaine.

 Sa définition de la SF : "Romans mettant en scène des événements réels ou imaginaires, mais explicables par des lois scientifiques reconnues ou hypothétiques".

A partir des années 1850, l’élan de la révolution industrielle va influencer de nombreux écrivains.
Les succès des romans de Jules Verne (1828-1905) et d’Herbert Wells (1866-1946), ( la machine à explorer le temps, l’île du docteur Moreau, l’homme invisible, la guerre des mondes) sortent l’anticipation scientifique de l’anonymat pour en faire un genre littéraire populaire qui va connaître son premier « âge d’or » en France à la fin du 19e siècle.
Après cet âge d’or la SF française va connaître une longue période de stagnation.
Les grands maîtres de la SF américaine feront leur apparition dans les années 1940, 1950 s’inscrivant dans le mouvement de la HARD SF
On y trouve les trois géants :
Van Vogt A.E. avec le monde des Non-A, les joueurs du Non-A
Isaac Asimov avec le cycle de Fondation et le cycle des Robots
Robert Heinlein, son œuvre majeure, l’histoire du futur
L’âge d’or est aussi celui du SPACE OPERA de ses aventuriers de l’espace tel Jack Williamson avec la légion de l’espace (1950)
Jusqu’en 1945, la SF américaine reste plutôt confiante dans le progrès. L’explosion de la bombe atomique en 1945 va radicalement ébranler cette foi positive et va sonner le glas de la SF dite « classique »
Apparaît « la nouvelle vague » le new wave (1960-1970) avec Michael Moorcock,
Ray Bradbury (les chroniques martiennes)
Philipp K. Dick (Ubik) va encore plus loin en remettant en cause la réalité elle-même à travers une exploration magistrale de nos psychoses.
Un des plus grands best-seller de la SF revient à la Grande-Bretagne avec
Dune, Frank Herbert décrit un univers extrêmement complexe à travers des notions de politique, d’écologie, d’ethnologie et de religion. Malgré la lenteur de l’intrigue,Dune est une sorte de puzzle ésotérique qui a fasciné plus de quinze millions de lecteurs.
En 1943, un seul auteur français incarne la SF française : René Barjavel publie Ravage qui décrit un monde bouleversé par la disparition de l’électricité. Sous l’homme, la brute. La société civilisée sombre dans la sauvagerie, l’obscurantisme et l’archaïsme.
La SF ne pouvait pas ignorer le multimédia. Les CYBERPUNKS explorent ces nouvelles technologies, réhabilitant la Hard Science pour mieux la critiquer.
Les auteurs principaux de cette mouvance sont Brune Sterling, K.W. Jeter, Walter Jon Williams

La FANTASY, épique, ésotérique et romantique, la Fantasy décline les grands mythes. Elle est à la fois un genre littéraire autonome et une source d’inspiration pour la majorité des auteurs de SF.
H.P Lovecraft, Tolkien (le seigneur des anneaux)
SF et littérature font rarement bon ménage , surtout en France, malgré les passerelles tendues par des auteurs, comme Merle, Borges ou Huxley.
Merle évoque dans Malevil (1972) une communauté de survivants après l’holocauste  nucléaire.
1984 (1949) de George Orwell et le meilleur des mondes (1932) de Adlous Huxley sont des grands classiques « dystopiques » ou anti-utopiques avec leur description de mondes totalitaires et deshumanisés.

Nous avons abordé quelques romans :

L’empire des rats – James HERBERT
L'apocalypse nucléaire. Londres rasée, anéantie. Ses habitants carbonisés, irradiés, ensevelis sous les décombres. Mais, pour une poignée d'entre eux, réfugiés dans les abris ou les couloirs du métro, la survie est peut-être encore possible. Ils ne se doutent pas que le pire est à venir. Car, sous la surface de la ville, les rats les épient. Les rats qui ont compris que l'homme, affaibli, sans défense, est désormais leur proie.

Les guerriers du silence – Pierre BORDAGE
 Quelques cent mondes composent la confédération de Naflin, parmi lesquels la somptueuse et raffinée Syracusa. Or, dans l'ombre de la famille régnante, les mystérieux Scaythes d'Hyponéros, venus d'un monde lointain, doués d'inquiétants pouvoirs psychiques, trament un gigantesque complot dont l'instauration d'une dictature sur la confédération ne constitue qu'une étape.
     Qui pourrait donc leur faire obstacle ? Les moines guerriers de l'Ordre absourate ? Ou faudrait-il compter avec cet obscur employé d'une compagnie de voyages qui noie son ennui dans l'alcool sur la planète Deux-Saisons ? Car sa vie bascule le jour où une belle Syracusaine, traquée, passe la porte de son agence...
     Ce roman a obtenu le Grand Prix de l'Imaginaire et le prix Julia Verlanger en 1994.

Le dernier monde – Céline MINARD
Cosmonaute, Jaume Roiq Stevens accomplit diverses missions dans une station spatiale en orbite autour de la Terre, quand soudain l'évacuation est ordonnée depuis la base en raison d'un incendie. Refusant d'obéir, il demeure seul à bord pendant quelques mois, le temps d'observer une série d'étranges phénomènes terrestres, mais le silence radio persistant le force à rentrer. De retour à la base, bien des surprises l'attendent la Floride apparaît désertée de tous ses habitants, dont les vêtements gisent abandonnés, comme après une inexplicable catastrophe. Les animaux, eux, semblent avoir retrouvé leur liberté. Stevens doit se rendre à l'évidence : l'espèce humaine a disparu. Fou de désespoir et comme possédé par une sorte d'ivresse schizophrénique, il entreprend alors, des plaines d'Asie centrale à la Chine, en passant par l'Inde, l'Alto Parana et l'Afrique, un voyage dans l'espace mais aussi le temps et la culture de tous ces mondes disparus. Mêlant suspense et poésie, cette odyssée du dernier homme sur la Terre emprunte à la technologie contemporaine comme aux plus anciennes sagas de l'humanité.

 1984 – George ORWEL
Militant de gauche violemment opposé à la dictature soviétique, George Orwell s'est inspiré de Staline pour en faire son 'Big Brother' et pour dépeindre la société totalitaire ultime. Dans une contre-utopie cinglante, Orwell propose une réflexion sur la ruine de l'homme par la confiscation de la pensée et la prolifération de la technocratie. Ce roman nous dévoile une société plongée dans une 'hypnose sociale' où la perversion du langage prédomine : la Paix c'est la Guerre ; l'Amour, la Haine...

Un cantique pour leibowitz – Walter M. MILLER (1961)
Devenu moine après la catastrophe nucléaire qui a marqué la fin du XXe siècle, le technicien Leibowitz a fondé un ordre pour sauvegarder les derniers livres et les dernières miettes du savoir balayé par la barbarie. Bien plus tard, grâce au travail des adeptes de saint Leibowitz, c'est une nouvelle Renaissance. Les savants puisent
 chez les moines le savoir préservé mais souvent mal compris de ses gardiens, et surtout des nouveaux dirigeants, plus avides de puissance que de sagesse. En sorte que l'Histoire menace rapidement de se répéter... Dans une ambiance qui préfigure celle du Nom de la rose, d'Umberto Eco, un chef-d'oeuvre de la S.-F. couronné par le prix Hugo 1961.
Walter M Miller, né en 1923, est un ancien pilote de chasse qui a effectué, en tant que radio et mitrailleur, une vingtaine de missions sur l'Italie et les Balkans, et notamment au-dessus du mont Cassino, où se trouve le vieux monastère désormais célèbre. C'est ce terrible combat qui, dit-il, lui a inspiré Un cantique pour Leibowitz, auquel, trente ans plus tard, à la demande des lecteurs et des éditeurs, il est en train de donner une suite très attendue.

C’est l’inuit qui gardera le souvenir du blanc – Lilian BATHELOT
Dans un futur indéfini de notre planète, tous les pays et leurs habitants sont surveillés étroitement par des technologies perfectionnées. Seuls les territoires Inuits y échappent, et c’est de là que s’organise un mouvement indépendantiste. Les gouvernements mondiaux cherchent à maîtriser cette résistance, d’autant plus dangereuse qu’un de leurs propres agents est passé de l’autre côté. Une des clés semble se trouver dans la présence des narvals, mammifères marins qu’étudie une jeune chercheuse. L’agent échappé et la chercheuse innocente se retrouvent seuls dans la neige, pourchassés par une équipe issue des pouvoirs en place.
Par Bibliothèque Lire aux Bois - Publié dans : Idées de lectures
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