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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 14:38

Extrait de l'article figurant sur WIKIPEDIA


Albert Camus
, né le 7 novembre 1913 à Mondovi en Algérie et mort le 4 janvier 1960 à Villeblevin dans l'Yonne, était un écrivain et philosophe français.

Il a développé dans son œuvre très diverse un humanisme fondé sur la prise de conscience de l'absurde de la condition humaine. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1957.

Sommaire

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Biographie [modifier]

Lucien Camus, père d'Albert est d'origine alsacienne et travaille dans un domaine viticole, près de Mondovi, pour un négociant de vin d'Alger. C'est dans ce département de Constantine que l'écrivain voit le jour. Lucien Camus est mobilisé en septembre 1914. Blessé à la bataille de la Marne, il meurt à l'hôpital militaire de Saint-Brieuc le 17 octobre 1914. De son père, Albert ne connaîtra qu'une photographie et une anecdote significative : son dégoût devant le spectacle d'une exécution capitale. Sa mère, d'origine espagnole, est sourde. La famille s'installe à Alger. Albert y fait ses études, encouragé par ses professeurs dont Jean Grenier - qui lui fera découvrir Nietzsche- et, auparavant l'instituteur Louis Germain qui fera en sorte qu'il puisse aller au Lycée. Il gardera une grande reconnaissance à celui-ci et lui dédiera son discours de Prix Nobel. Il déclame dans celui-ci un mot qui restera célèbre : "Ma patrie, c'est la langue française." Il commence à écrire très jeune et ses premiers textes paraissent dans la revue Sud en 1932. Après le baccalauréat il obtient un diplôme d'études supérieures en Lettres, section philosophie. Mais la tuberculose l'empêche de passer l'agrégation.

En 1935, il commence l'écriture de L'Envers et l'endroit, qui sera publié deux ans plus tard. À Alger, il fonde le Théâtre du Travail, qu'il remplace en 1937 par le Théâtre de l'Équipe. Dans le même temps il quitte le parti communiste, auquel il avait adhéré deux ans plus tôt. Il entre au journal Alger Républicain, organe du Front populaire, créé par Pascal Pia. Son enquête Misère de la Kabylie aura une action retentissante. En 1940, le Gouvernement Général de l'Algérie interdit le journal et influe pour qu'Albert Camus ne trouve plus de travail. Il s'installe à Paris et travaille comme secrétaire de rédaction à Paris-Soir. C'est durant cette période qu'il fait paraître le roman L'Étranger (1942) et l'essai Le Mythe de Sisyphe (1942) dans lesquels il expose sa philosophie. Selon sa propre classification, ces œuvres appartiennent au « cycle de l'absurde » – cycle qu'il complétera par les pièces de théâtre Le Malentendu et Caligula (1944). En 1943, il est lecteur chez Gallimard et prend la direction de Combat lorsque P. Pia est appelé à d'autres fonctions dans la Résistance. Le 8 août 1945, il est le seul intellectuel occidental à dénoncer l'usage de la bombe atomique deux jours après l'attaque sur Hiroshima dans un éditorial resté célèbre, dans Combat[1]. En 1946, Camus se lie d'amitié avec René Char. Son œuvre littéraire se poursuit avec la production du « cycle de la révolte », qui comprend un de ses romans les plus connus, La Peste (1947), mais également deux pièces de théâtre et un essai tout aussi célèbres : L'État de siège (1948), Les Justes (1949) et L'Homme révolté (1951).

La rupture avec Jean-Paul Sartre a lieu en 1952, après la publication dans Les Temps modernes de l'article de Jeanson qui reproche à la révolte de Camus d'être « délibérément statique ». En 1956, à Alger, il lance son « Appel pour la trêve civile », alors que dehors, on hurle des menaces de mort. Il faut noter qu'il a été méconnu de son vivant par ses compatriotes, les Pieds-Noirs en Algérie et, après l'indépendance, par les algériens qui lui ont reproché de ne pas avoir milité pour cette indépendance. Interrogé par un Algérien à Stockholm, il dira : « Je crois à la justice, mais pas avec les bombes. Entre ma mère et la justice, je préfère ma mère », ce qui lui sera souvent reproché. Toujours en 1956, il publie La Chute, livre pessimiste dans lequel il s'en prend à l'existentialisme sans pour autant s'épargner lui-même. C'est un an plus tard, en 1957, qu'il reçoit le Prix Nobel de littérature.

Philosophie [modifier]

Une question, l'absurde [modifier]

« L'absurde naît de cette confrontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde. [2] ». Dans cette phrase est concentrée la puissance d’un conflit, d’une confrontation qui supporte et emporte l’œuvre de Camus. Deux forces qui s’opposent : l’appel humain à connaître sa raison d’être et l’absence de réponse du milieu où il se trouve. L’homme vivant dans un monde dont il ne comprend pas le sens, dont il ignore tout, jusqu’à sa raison d’être.

L’appel humain, c’est la quête d’une cohérence, or pour Camus il n’y a pas de réponse à cette demande de sens. Tout au moins n’y a-t-il pas de réponse satisfaisante, car la seule qui pourrait satisfaire l’écrivain devrait avoir une dimension humaine : « Je ne puis comprendre qu’en termes humains[2]. » . Ainsi les religions qui définissent nos origines, qui créent du sens, qui posent un cadre, n’offrent pas de réponse pour l’homme absurde : « Je ne sais pas si ce monde a un sens qui le dépasse. Mais je sais que je ne connais pas ce sens et qu’il m’est impossible pour le moment de le connaître. Que signifie pour moi signification hors de ma condition[2]? ». L'homme absurde n'accepte pas de perspectives divines. Il veut des réponses humaines.

L’absurde n’est pas un savoir, c’est un état acquis par la confrontation consciente de deux forces. Maintenir cet état demande une lucidité et nécessite un travail, l’absurde c’est la conscience toujours maintenue d’une « fracture entre le monde et mon esprit » écrit Camus dans Le Mythe de Sisyphe. Ainsi l’homme absurde doit s’obstiner à ne pas écouter les prophètes (c'est-à-dire avoir assez d’imagination pour ne pas croire aveuglément à leur représentation de l’enfer ou du paradis) et à ne faire intervenir que ce qui est certain, et si rien ne l’est, « ceci du moins est une certitude[2]. ».

L’homme absurde ne pourrait s’échapper de son état qu’en niant l’une des forces contradictoires qui le fait naître : trouver un sens à ce qui est ou faire taire l’appel humain. Or aucune de ces solutions n’est réalisable.

Une manière de donner du sens serait d’accepter les religions et les dieux. Or ces derniers n’ont pas d’emprise sur l’homme absurde. L’homme absurde se sent innocent, il ne veut faire que ce qu’il comprend et « pour un esprit absurde, la raison est vaine et il n’y a rien au-delà de la raison[2] ».

Une autre manière de trouver du sens serait d’en injecter : faire des projets, établir des buts, et par là même croire que la vie puisse se diriger. Mais à nouveau « tout cela se trouve démenti d’une façon vertigineuse par l’absurdité d’une mort possible [2] ». En effet, pour l’homme absurde il n’y a pas de futur, seul compte l’ici et le maintenant.

La première des deux forces contradictoires, à savoir le silence déraisonnable du monde ne peut donc être niée. Quant à l’autre force contradictoire permettant cette confrontation dont naît l’absurde, qui est l’appel humain, la seule manière de la faire taire serait le suicide. Mais ce dernier est exclu car à sa manière « le suicide résout l’absurde[2] ». Or l’absurde ne doit pas se résoudre. L’absurde est générateur d’une énergie. Et ce refus du suicide, c’est l’exaltation de la vie, la passion de l’homme absurde. Ce dernier n’abdique pas, il se révolte.

Une réponse, la révolte [modifier]

Oui, il faut maintenir l’absurde, ne pas tenter de le résoudre, car l’absurde génère une puissance qui se réalise dans la révolte. La révolte, voici la manière de vivre l’absurde. La révolte c’est connaître notre destin fatal et néanmoins l’affronter, c’est l’intelligence aux prises avec le silence déraisonnable du monde, c’est le condamné à mort qui refuse le suicide. C’est pourquoi Camus écrit : « L’une des seules positions philosophiques cohérentes, c’est ainsi la révolte[2] ».

La révolte c’est aussi s’offrir un énorme champ de possibilités d’actions. Car si l’homme absurde se prive d’une vie éternelle, il se libère des contraintes imposées par un improbable futur et y gagne en liberté d’action. Plus le futur se restreint et plus les possibilités d’actions « hic et nunc » sont grandes. Et ainsi l’homme absurde jouit d’une liberté profonde. L’homme absurde habite un monde dans lequel il doit accepter que « tout l’être s’emploie à ne rien achever[2] », mais un monde dont il est le maître. Et à Camus, qui fait de Sisyphe le héros absurde, d'écrire : « Il faut imaginer Sisyphe heureux[2]. »

Bien que Camus réfute les religions dans lesquelles « on n’y trouve aucune problématique réelle, toutes les réponses étant données en une fois[3] », bien que Camus n’accorde aucune importance au futur : « il n’y a pas de lendemain [2] », sa révolte n’en est pas pour autant amorale. « La solidarité des hommes se fonde sur le mouvement de révolte et celui-ci, à son tour, ne trouve de justification que dans cette complicité [3] ». Tout n’est pas permis dans la révolte, la pensée de Camus est humaniste, les hommes se révoltent contre la mort, contre l’injustice et tentent de « se retrouver dans la seule valeur qui puisse les sauver du nihilisme, la longue complicité des hommes aux prises avec leur destin[3] ». En effet, Camus pose à la révolte de l’homme une condition : sa propre limite. La révolte de Camus n’est pas contre tous et contre tout. Et Camus d’écrire : « La fin justifie les moyens ? Cela est possible. Mais qui justifie la fin ? À cette question, que la pensée historique laisse pendante, la révolte répond : les moyens[3] ».

Œuvre [modifier]

  • Révolte dans les Asturies (1936) Essai de création collective.
  • L'Envers et l'endroit (1937)
  • Noces (1939) recueil d'essais et d'impressions
  • Le Mythe de Sisyphe (1942) essai sur l'absurde
  • L'Étranger (1942)
  • Caligula (1944) Pièce en 4 actes.
  • Le Malentendu (1944) Pièce en 3 actes.
  • Réflexions sur la Guillotine (1947)
  • La Peste (1947 ; Prix de la critique en 1948)
  • L'État de siège (1948) Spectacle en 3 parties.
  • Lettres à un ami allemand (1948 ; publié sous le pseudonyme de Louis Neuville)
  • Les Justes (1950) Pièce en 5 actes.
  • Actuelles I, Chroniques 1944-1948(1950)
  • L'Homme révolté (1951)
  • Actuelles II, Chroniques 1948-1953
  • L'Été (1954) Essai.
  • La Chute (1956)
  • L'Exil et le royaume (Gallimard, 1957) nouvelles (La femme adultère, Le renégat, Les muets, L'hôte, Jonas, La pierre qui pousse)
  • Réflexions sur la peine capitale (1957) En collaboration avec Arthur Koestler.
  • Chroniques algériennes, Actuelles III, 1939-1958 (1958)
  • Les Possédés (1959) adaptation au théâtre du roman de Fedor Dostoïevski
  • Carnets I, mai 1935-février 1942 (1962)
  • Carnets II, janvier 1942-mars 1951 (1964)
  • La Mort heureuse (1971) Roman
  • Le Premier Homme (Gallimard, 1994 ; publié par sa fille) roman inachevé
Ouvrages [modifier]
  • Pierre Aubery, Albert Camus et la classe ouvrière, New York, [s. n.], 1958
  • Jean Daniel, Avec Camus : comment résister à l'air du temps, éd. Gallimard, 2006
  • Manuel de Diéguez, De l'absurde : essai sur le nihilisme, précédé d'une lettre ouverte à Albert Camus, Paris, 1948
  • Jean-Louis Loubet del Bayle, L'illusion politique au XXe siècle : des écrivains face à leur temps, Economica, 1999
  • Jean-Pierre Ryf, Albert Camus et les Algériens : noces ou divorce ?, éd. Atlantica, 2007
  • Yves Trottier, Marc Imbeault, Limites de la violence, Les Presses de l'Université Laval, Québec, 2006
  • Morvan Lebesque, Albert Camus par lui-même, Éditions du Seuil, coll. « Écrivains de toujours », 1963
  • Herbert R. Lottman, Albert Camus, Éditions du Seuil (pour la traduction française), 1978
  • Olivier Todd, Albert Camus : une vie, Gallimard, coll. « NRF Biographies », 1996
  • Roger Grenier, Albert Camus, soleil et ombre (une biographie intellectuelle) Gallimard, 1987
  • (it) Vicente Barretto, Camus: Vida e Obra. [s.L.]: José Álvaro, 1970.
  • (it) Gianfranco Brevetto (dir), Albert Camus, Mediterraneo e Conoscenza, Ipermedium Libri, 2003.

Articles & Conférences [modifier]

  • (de) Heiner Wittmann, Albert Camus, Kunst und Moral. Dialoghi/Dialogues. Literatur und Kultur Italiens und Frankreichs, hrsg. Dirk Hoeges, Peter Lang, Frankfurt/M u.a. 2002
  • Heiner Wittmann, Camus et Sartre : deux littéraires-philosophes, conférence présentée lors d’une Journée d’études à la Maison Henri Heine sur la littérature et la morale, 15 décembre 2005

Liens externes [modifier]

 

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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /Juil /2007 21:42

NANCY HUSTON - BIOGRAPHIE

Nancy Huston, née en 1953 à Calgary en Alberta (Canada), est une écrivaine canadienne, d'expression anglaise et française, vivant à Paris (France) depuis les années 1970.


Biographie de Nancy Huston
Après avoir grandi au Canada, Nancy Huston suit son père aux Etats-Unis lorsqu'elle a quinze ans et finit ses études à New York. Quand Nancy a six ans, sa mère quitte brusquement son foyer pour aller mener sa vie ailleurs. Un traumatisme douloureux mais fondateur qu'elle transforme en richesse : c'est par l'imagination qu'elle va tenter de comprendre l'incompréhensible. 'La Virevolte' (1994) et 'Prodige : polyphonie' (1999) abordent le sujet de façon explicite. Venue à Paris pour un an en 1973, Nancy Huston reste et devient élève de Roland Barthes. Elle débute sa carrière en tant qu'essayiste pour le MLF, et pour des journaux de femmes tels que Sorcières, qu'elle a cofondé, et publie son premier roman en 1981, 'Les Variations Goldberg'. Avec 'Cantiques des plaines' (1993) - Prix du Gouverneur général - elle retrouve sa langue maternelle et, depuis, se traduit elle-même dans les deux sens. En 1996, 'Instruments des ténèbres' obtient le Goncourt des lycéens. Sous forme polyphonique, typique de Nancy Huston, elle donne voix à plusieurs personnages, voire même à une glycine, un étang ('Une adoration', 2003) ou Dieu en personne ('Dolce Agonia', 2001.) Nancy Huston partage son temps entre Paris et le Berry, où elle vit avec son mari, le sémiologue d'origine bulgare Tsvetan Todorov et leurs deux enfants.
Nancy Huston est également musicienne, jouant de la flûte et du clavecin. La musique est d'ailleurs une source permanente d'inspiration pour beaucoup de ses romans.

L’empreinte de l’ange (1998)
Nous sommes à Paris, à la fin des années cinquante. Saffie, l'énigmatique et belle Allemande aux yeux vert d'eau, devient l'épouse du grand flûtiste Raphaël Lepage, profondément épris dès le premier regard. Mariée, puis mère, Saffie ne change pas : rien ne semble pouvoir illuminer son visage fermé et triste, éclairer des yeux qui en ont trop vu - qui ont tout vu. Rien, sauf l'amour fou qui l'embrase le jour où elle remontre le luthier de Raphaël, un juif hongrois nommé András. Ecartelé entre son histoire et sa passion inattendue pour cette Allemande, il tente d'apprendre - et de lui apprendre - à vivre avec leur passé. Cette bouleversante histoire d'amour et de musique, qui évoque la mémoire, les espérances et les crimes de notre temps, a été couronnée par le grand prix des Lectrices de Elle 1999.

Dolce agonia (2001)
Le poète et professeur Sean Farrell invite ses amis à dîner pour l'Action de grâce. Ils boivent, discutent, évoquent de bons et moins bons souvenirs. Une tempête de neige les oblige à passer la nuit chez Sean. En narrateur invisible, Dieu viendra raconter comment, un beau jour, il prendra la vie de chacun des convives
Ce roman explore l'amitié au sein d'un groupe réunissant des personnalités diverses. À la fin de chaque chapitre, le personnage de Dieu raconte la mort prévue de chacun des personnages. «L'idée de cette structure m'est venue après un an de travail, indique l'auteur. Ces interventions divines produisent un effet comique». Avec le recul, Nancy Huston affirme que Dolce agonia demeure un de ses livres préférés.

Une adoration (2003)
Une victime et une quinzaine de témoins à la barre. La victime est morte assassinée. Cosmo était comédien célèbre, Berrichon né durant la Seconde Guerre mondiale, retrouvé trépassé à l'arme blanche. Les témoins sont presque autant de suspects : Fiona, Franck, Elke (maîtresse de Cosmo), Josette, Sandrine, un expert psychiatre... Des êtres ordinaires auxquels s'ajoutent même le personnage de Don Juan et la romancière qui n'hésite pas à intervenir, prendre parti... Tous vont révéler ce qu'ils savent de Cosmo. Nulle vérité mais des points de vue, qui se croisent, se contredisent ou se renforcent, dans un discours étendu sur 13 journées dans un petit village français. Les révélations en disent autant sur la victime que sur les personnages eux-mêmes. Pourtant, qui dit assassinat dit assassin. Il faudra bien trouver le coupable. Quitte à faire témoigner une glycine, un cèdre du Liban ou un couteau !
Roman à plusieurs voix, déroulé en petits monologues, avancé de bonds en ricochets, d'échos en résonances sur le thème du double, Une adoration est un jeu drôle et cinglant (on se croirait parfois au stand de tir) sur l'être et le paraître, le réel et l'imaginaire. À l'évidence, l'auteur a voulu jouer sur le fil de l'écriture, s'amuser de mises en abîme.

La virevolte (1994)
 Lin a un mari, deux filles, des amitiés, des moments de rare bonheur. Inexorablement pourtant, une passion qui est aussi son métier - la danse - s'impose à elle. Jusqu'au jour où elle choisit... La virevolte, c'est cela : une impulsion irrésistible, un élan, un jaillissement qui, de l'accouchement à l'abandon et à l'envoi, restent à jamais un sursaut vers la vie. La danse, le mystérieux travail du temps, le vertige et le désarroi d'être mère, l'indicible solitude, la beauté et la vulnérabilité des corps, la puissance des cycles, l'énigmatique empreinte du destin familial : dans ce livre qui jamais ne juge, il y a une force de compréhension bouleversante.

Angela et Marina (pièce de théâtre)
Après avoir lu La Virevolte, Valérie Grail, directrice de la compagnie Théâtre Italique, a demandé à Nancy Huston d'en faire une adaptation théâtrale. C'est devenu Angela et Marina, une pièce très féminine qui explore les liens entre maternité et création, en mettant en scène deux soeurs abandonnées par leur mère pour une carrière de danseuse. Adultes, Angela et Marina se retrouvent un soir. Elles évoquent, chacune avec leur personnalité différente, cet abandon. La langue de Nancy Huston est ludique et inventive. Angela et Marina passent de l'état d'enfance à celui d'adulte en quelques secondes. Cela permet de créer sans cesse des ruptures et de faire basculer la pièce de l'humour à la méchanceté, du jeu de poupées aux larmes, d'une berceuse aux cris, du présent au passé. Une oeuvre légère et grave, tendre et méchante et surtout très attachante.

Prodige : polyphonie (1999)
"Vis, ma petite ! Sois forte, vis !" - c'est par ces mots que Lara insuffle l'énergie de l'espoir à sa fille née trop tôt, séparée d'elle et du monde par les parois d'une couveuse. Prodige est l'histoire de cette petite fille, Maya, pianiste prodige. Mais c'est aussi celle de ses parents, qui se cherchent, s'aiment, se séparent ; celle d'une grand-mère russe et d'un voisin attentif; celle de la musique de Bach, exigeante et joyeuse. Un conte polyphonique poignant qui explore les frontières entre rêve et folie, amour et douleur, art et réalité.



Nord perdu suivi de Douze France (1999)
Nord perdu propose une réflexion, que l'auteur illustre de son expérience et de ses lectures, sur la difficile - et parfois douloureuse - perception de soi à laquelle est confronté tout expatrié ni enraciné, ni déraciné, multiple à jamais, mais en perpétuelle quête d'identité, à la recherche d'un point de repère, son "Nord perdu". Douze France est un portrait ludique et amoureux en douze tableaux, des plus sympathiques aux plus agaçants, du pays d'élection de la romancière.

Lignes de failles (2006)
L'idée de construction du dernier roman de Nancy Huston est originale et passionnante. Quatre portraits d'enfants l'année de leurs 6 ans. Deux filles et deux garçons qui de mère en fille et de père en fils vont créer cette ligne de faille familiale qui court de drame en drame. Avec une économie de moyens formidable, Nancy Huston ne nous présente de cette ligne de souffrance que les instants de cassures, ces instants où une vie bascule à jamais. De génération en génération, on voit chaque enfant, brisé  l'année de ses 6 ans, se transformer en parent abusif ou absent, prisonnier qu'il est de ce que l'on a inscrit en lui, sans le vouloir ,au fer rouge
Deux des grands thèmes de Nancy Huston se trouvent entremêlés ici encore, la puissance destructrice des adultes sur  l'enfant ("La virevolte") et la puissance de destruction des haines racistes sur tous ("L'empreinte de l'ange").

Nancy Huston a le don de  faire vivre par petites touches les drames silencieux de l'enfance. Elle nous tire avec une immense pudeur des larmes pour ces riens du quotidien contre lesquelles se fracassent les attentes ou les illusions de l'enfance, une parole non tenue, une absence d'attention ou d'amour.

Pas de jugement, pas de démonstration, tout un chacun à son tour, à la fois victime et bourreau.

L'autre belle idée de ce merveilleux roman est de situer ces instants de brisure familiale au moment de cassures historiques qui les enchâssent sans les expliquer.  Elle nous livre, de Bush à Hitler, l'histoire à rebours suivant la curiosité de l'enfant qui a chaque réponse repose inlassablement la même question : "pourquoi ?"





Bibliographie
Romans:
. Les Variations Goldberg (1981)
. Histoire d'Omaya (1985)
. Trois fois septembre (1989)
. Cantique des plaines (1993)
. La Virevolte (1994)
. Instruments des ténèbres (1996)
. L'Empreinte de l'ange (1998)
. Prodige : polyphonie (1999)
. Dolce agonia (2001)
. Une adoration (2003)
.  Lignes de failles (2006)
. Essais:
. Jouer au papa et à l'amant (1979)
. Dire et interdire: éléments de jurologie (1980)
. Mosaïque de la pornographie (1982)
. Journal de la création (1990)
. Tombeau de Romain Gary - Actes Sud (1995)
. Pour un patriotisme de l'ambiguïté (1995)
. Désirs et réalités : textes choisis (1978-1994)
. Nord Perdu, suivi de Douze France (1999)
. Limbes (2000)
Correspondance:
À l'amour comme à la guerre (1984) Lettres parisiennes (1986)
Pour la jeunesse:
. Véra veut la vérité - École des Loisirs (1992, 1994)
. Dora demande des détails - École des Loisirs (1993, 1997)
. Les Souliers d'or - Gallimard/Jeunesse (1998)
Disque:
 Pérégrinations Goldberg - CD Actes Sud/Naïve, 2000
Participations diverses:
. Une enfance d'ailleurs - Belfond (1993)
. Préface à l'Évangile selon Saint Matthieu - Le Serpent à Plumes / Mille et une nuits, (2000)
. Visages de l'aube - Actes Sud (2001)
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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /Juil /2007 21:37
Si vous cherchez des frissons pour la plage...

La Science-Fiction est un genre littéraire aussi vaste et varié que la "littérature générale". La paternité du terme, souvent contestée, est attribuée, en 1929, à Hugo GERNSBACK le fondateur de la première revue de SF américaine.

 Sa définition de la SF : "Romans mettant en scène des événements réels ou imaginaires, mais explicables par des lois scientifiques reconnues ou hypothétiques".

A partir des années 1850, l’élan de la révolution industrielle va influencer de nombreux écrivains.
Les succès des romans de Jules Verne (1828-1905) et d’Herbert Wells (1866-1946), ( la machine à explorer le temps, l’île du docteur Moreau, l’homme invisible, la guerre des mondes) sortent l’anticipation scientifique de l’anonymat pour en faire un genre littéraire populaire qui va connaître son premier « âge d’or » en France à la fin du 19e siècle.
Après cet âge d’or la SF française va connaître une longue période de stagnation.
Les grands maîtres de la SF américaine feront leur apparition dans les années 1940, 1950 s’inscrivant dans le mouvement de la HARD SF
On y trouve les trois géants :
Van Vogt A.E. avec le monde des Non-A, les joueurs du Non-A
Isaac Asimov avec le cycle de Fondation et le cycle des Robots
Robert Heinlein, son œuvre majeure, l’histoire du futur
L’âge d’or est aussi celui du SPACE OPERA de ses aventuriers de l’espace tel Jack Williamson avec la légion de l’espace (1950)
Jusqu’en 1945, la SF américaine reste plutôt confiante dans le progrès. L’explosion de la bombe atomique en 1945 va radicalement ébranler cette foi positive et va sonner le glas de la SF dite « classique »
Apparaît « la nouvelle vague » le new wave (1960-1970) avec Michael Moorcock,
Ray Bradbury (les chroniques martiennes)
Philipp K. Dick (Ubik) va encore plus loin en remettant en cause la réalité elle-même à travers une exploration magistrale de nos psychoses.
Un des plus grands best-seller de la SF revient à la Grande-Bretagne avec
Dune, Frank Herbert décrit un univers extrêmement complexe à travers des notions de politique, d’écologie, d’ethnologie et de religion. Malgré la lenteur de l’intrigue,Dune est une sorte de puzzle ésotérique qui a fasciné plus de quinze millions de lecteurs.
En 1943, un seul auteur français incarne la SF française : René Barjavel publie Ravage qui décrit un monde bouleversé par la disparition de l’électricité. Sous l’homme, la brute. La société civilisée sombre dans la sauvagerie, l’obscurantisme et l’archaïsme.
La SF ne pouvait pas ignorer le multimédia. Les CYBERPUNKS explorent ces nouvelles technologies, réhabilitant la Hard Science pour mieux la critiquer.
Les auteurs principaux de cette mouvance sont Brune Sterling, K.W. Jeter, Walter Jon Williams

La FANTASY, épique, ésotérique et romantique, la Fantasy décline les grands mythes. Elle est à la fois un genre littéraire autonome et une source d’inspiration pour la majorité des auteurs de SF.
H.P Lovecraft, Tolkien (le seigneur des anneaux)
SF et littérature font rarement bon ménage , surtout en France, malgré les passerelles tendues par des auteurs, comme Merle, Borges ou Huxley.
Merle évoque dans Malevil (1972) une communauté de survivants après l’holocauste  nucléaire.
1984 (1949) de George Orwell et le meilleur des mondes (1932) de Adlous Huxley sont des grands classiques « dystopiques » ou anti-utopiques avec leur description de mondes totalitaires et deshumanisés.

Nous avons abordé quelques romans :

L’empire des rats – James HERBERT
L'apocalypse nucléaire. Londres rasée, anéantie. Ses habitants carbonisés, irradiés, ensevelis sous les décombres. Mais, pour une poignée d'entre eux, réfugiés dans les abris ou les couloirs du métro, la survie est peut-être encore possible. Ils ne se doutent pas que le pire est à venir. Car, sous la surface de la ville, les rats les épient. Les rats qui ont compris que l'homme, affaibli, sans défense, est désormais leur proie.

Les guerriers du silence – Pierre BORDAGE
 Quelques cent mondes composent la confédération de Naflin, parmi lesquels la somptueuse et raffinée Syracusa. Or, dans l'ombre de la famille régnante, les mystérieux Scaythes d'Hyponéros, venus d'un monde lointain, doués d'inquiétants pouvoirs psychiques, trament un gigantesque complot dont l'instauration d'une dictature sur la confédération ne constitue qu'une étape.
     Qui pourrait donc leur faire obstacle ? Les moines guerriers de l'Ordre absourate ? Ou faudrait-il compter avec cet obscur employé d'une compagnie de voyages qui noie son ennui dans l'alcool sur la planète Deux-Saisons ? Car sa vie bascule le jour où une belle Syracusaine, traquée, passe la porte de son agence...
     Ce roman a obtenu le Grand Prix de l'Imaginaire et le prix Julia Verlanger en 1994.

Le dernier monde – Céline MINARD
Cosmonaute, Jaume Roiq Stevens accomplit diverses missions dans une station spatiale en orbite autour de la Terre, quand soudain l'évacuation est ordonnée depuis la base en raison d'un incendie. Refusant d'obéir, il demeure seul à bord pendant quelques mois, le temps d'observer une série d'étranges phénomènes terrestres, mais le silence radio persistant le force à rentrer. De retour à la base, bien des surprises l'attendent la Floride apparaît désertée de tous ses habitants, dont les vêtements gisent abandonnés, comme après une inexplicable catastrophe. Les animaux, eux, semblent avoir retrouvé leur liberté. Stevens doit se rendre à l'évidence : l'espèce humaine a disparu. Fou de désespoir et comme possédé par une sorte d'ivresse schizophrénique, il entreprend alors, des plaines d'Asie centrale à la Chine, en passant par l'Inde, l'Alto Parana et l'Afrique, un voyage dans l'espace mais aussi le temps et la culture de tous ces mondes disparus. Mêlant suspense et poésie, cette odyssée du dernier homme sur la Terre emprunte à la technologie contemporaine comme aux plus anciennes sagas de l'humanité.

 1984 – George ORWEL
Militant de gauche violemment opposé à la dictature soviétique, George Orwell s'est inspiré de Staline pour en faire son 'Big Brother' et pour dépeindre la société totalitaire ultime. Dans une contre-utopie cinglante, Orwell propose une réflexion sur la ruine de l'homme par la confiscation de la pensée et la prolifération de la technocratie. Ce roman nous dévoile une société plongée dans une 'hypnose sociale' où la perversion du langage prédomine : la Paix c'est la Guerre ; l'Amour, la Haine...

Un cantique pour leibowitz – Walter M. MILLER (1961)
Devenu moine après la catastrophe nucléaire qui a marqué la fin du XXe siècle, le technicien Leibowitz a fondé un ordre pour sauvegarder les derniers livres et les dernières miettes du savoir balayé par la barbarie. Bien plus tard, grâce au travail des adeptes de saint Leibowitz, c'est une nouvelle Renaissance. Les savants puisent
 chez les moines le savoir préservé mais souvent mal compris de ses gardiens, et surtout des nouveaux dirigeants, plus avides de puissance que de sagesse. En sorte que l'Histoire menace rapidement de se répéter... Dans une ambiance qui préfigure celle du Nom de la rose, d'Umberto Eco, un chef-d'oeuvre de la S.-F. couronné par le prix Hugo 1961.
Walter M Miller, né en 1923, est un ancien pilote de chasse qui a effectué, en tant que radio et mitrailleur, une vingtaine de missions sur l'Italie et les Balkans, et notamment au-dessus du mont Cassino, où se trouve le vieux monastère désormais célèbre. C'est ce terrible combat qui, dit-il, lui a inspiré Un cantique pour Leibowitz, auquel, trente ans plus tard, à la demande des lecteurs et des éditeurs, il est en train de donner une suite très attendue.

C’est l’inuit qui gardera le souvenir du blanc – Lilian BATHELOT
Dans un futur indéfini de notre planète, tous les pays et leurs habitants sont surveillés étroitement par des technologies perfectionnées. Seuls les territoires Inuits y échappent, et c’est de là que s’organise un mouvement indépendantiste. Les gouvernements mondiaux cherchent à maîtriser cette résistance, d’autant plus dangereuse qu’un de leurs propres agents est passé de l’autre côté. Une des clés semble se trouver dans la présence des narvals, mammifères marins qu’étudie une jeune chercheuse. L’agent échappé et la chercheuse innocente se retrouvent seuls dans la neige, pourchassés par une équipe issue des pouvoirs en place.
Par Bibliothèque Lire aux Bois - Publié dans : Idées de lectures
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Samedi 24 février 2007 6 24 /02 /Fév /2007 11:39
THE LITTERAIRE sur les Romans historiques
SAMEDI 18 NOVEMBRE  2006
COMPTE RENDU DE LA REUNION
 

QU'EST-CE QU'UN BON ROMAN HISTORIQUE ?

En référence à un article de Gille Heuré du TELERAMA
 
Tous les éditeurs du roman historique s’accordent sur plusieurs points :
- Faire partir l’action au galop
- Ordonner les personnages imaginaires autour des personnages historiques et les faire chavirer dans des passions ou des drames.
- Véracité des faits historiques
- Rebondissements inattendus

Pour faire un bon roman historique il faut du SEXE, du SANG et des SABOTS.
Plébiscité depuis toujours par les lecteurs, il a été longtemps boudé par la critique.
Considéré comme un genre mineur (on a déjà connu ce phénomène avec le polar et la BD)
- Ecriture médiocre
- Le plus souvent, trahison de l’histoire
- Approximations

Walter Scott (1771 – 1832) en est le pionnier , il entraîne ses lecteurs dans l’Ecosse éternelle, celle des châteaux et des lochs, des abbayes en ruine.
Lu par Henry James, Balzac ou Hugo qui ont savouré cette peinture fantastique de l’Ecosse du 18 e siècle déchirée par les guerres civiles. (Waverley, Rob Roy, Ivanhoé, Quentin Durward)

Pour Alain Decaux le succès du roman historique reste une énigme, il déclare
« Que sont ces romans qui exploitent le romanesque de l’histoire avec l’insoutenable légèreté de lettres destinées au plus grand nombre ? »

Ou franchement cucul ou vraiment palpitant !
Il balaie toutes les périodes de l’histoire. De la préhistoire à nos jours.
Les époques les plus contemporaines n’obtiennent pas l’adhésion des lecteurs.
A propos de Salammbô (1862) Flaubert souffrait :
« les machines de guerre me scient le dos ! je sue du sang, je pisse de l’huile bouillante, je chie des catapultes – Il faut être absolument fou pour entreprendre de semblables bouquins»

Alors qu’un roman de littérature générale se tire en moyenne à 2000 exemplaires, le roman historique bénéficie d’emblée de 4000 à  70000 exemplaires.
Un lectorat à 70 % féminin
Une collection de référence « Grands détectives » chez 10/18

IDEES DE LECTURES


LES ENFANTS DE LA TERRE                    

Jean M. AUEL

Quelque part en Europe, 35 000 ans avant notre ère…
Petite fille de cinq ans, Ayla est séparée de ses parents à la suite d'un violent tremblement de terre. Elle est recueillie par une tribue qui l'adopte, non sans réticence, ayant reconnu en elle la représentante d'une "autre" espèce, plus évoluée.
Ayla appartient en effet déjà aux hommes de Cro-Magnon alors que son clan d'adoption en est encore au stade du Neandertal.
Passionnant pour l’analyse de l’évolution du langage ainsi que pour les traditions et les conditions de survie. 


Les Rois Maudits

Maurice Druon

Bibliographie

Le Roi de Fer, Editions Livre de Poche
La Reine Etranglée, Editions Livre de Poche
Les Poisons de la Couronne, Editions Livre de Poche
La Loi des Mâles, Editions Livre de Poche
La Louve de France, Editions Livre de Poche
Le Lis et le Lion, Editions Livre de Poche
Quand un Roi perd la France, Editions Livre de Poche

L'histoire
Les Rois Maudits sont une célèbres fresque historique en sept volumes, qui font revivre le XIVème siècle, entre le procès des templiers et les débuts de la guerres de Cent Ans.
Le Roi de Fer, premier volume du cycle, a pour figure centrale Philippe IV le Bel, roi d'une beauté légendaire qui régnait sur la France en maître absolu. Tout devait s'incliner, plier ou rompre devant l'autorité royale. Mais l'idée nationale logeait dans la tête de ce prince calme et cruel pour qui la raison d'état dominait toutes les autres. Sous son règne, la France était grande et les français malheureux.


FORTUNE DE France

Robert Merle


De la mort de François Ier en 1547 à l'édit de Nantes en 1599, la France s'enlise dans l'épreuve des guerres de religion. C'est dans ce pays dévasté, en proie à la misère, au brigandage, à la peste, à la haine, que grandit le jeune Pierre de Siorac, rejeton d'une noble famille périgourdine et huguenote, héros et narrateur du roman.

Dès ce premier volume d'une saga qui nous conduira jusqu'à la fin du siècle, c'est toute une époque qui revit à travers l'histoire des Siorac, avec ses paysans, ses princes, ses hommes d'épée ou d'Eglise, ses truculences et ses cruautés ; sa langue, aussi, savoureuse, colorée, merveilleusement restituée au lecteur d'aujourd'hui.

Epoque où peu à peu va naître une exigence de tolérance et de paix, en écho au cri d'indignation et d'espoir de Michel de l'Hospital : Ne verra-t-on la Fortune de France relevée ?


Les demoiselles de Provence

Patrick de Carolis

Au 13 e siècle, l’unification de la Provence
L'Abyssin(1997)
SauverIspahan(1998)
Lescausesperdues(1999) 
RougeBrésil(2001)
Globalia(2003)

Le Salamandre (2005)

Jean-Christophe Rufin
La conquête du Brésil par les français est un des épisodes les plus extraordinaires et les plus méconnus de la Renaissance
  Rouge Brésil raconte l'histoire de deux enfants, Just et Colombe, embarqués de force dans cette expédition pour servir d'interprètes auprès des tribus indiennes. Tout est démesuré dans cette aventure. Le cadre : la baie sauvage de Rio, encore livrée aux jungles et aux indiens cannibales. Les personnages — et d'abord le chevalier de Villegagenon, chef de cette expédition, nostalgique des croisades, pétri de culture antique, précurseur de Cyrano ou de d'Artagnan. Les événements : le huis clos dramatique de cette France des Tropiques est une répétition générale, avec dix ans d'avance, des guerres de religion.

Les cerfs-volants de Kaboul   

Khaled Hosseini

 Dans l'Afghanistan encore paisible des années 70, Amir et Hassan passent une enfance heureuse. Bien qu'ils appartiennent à deux castes différentes (Amir est le fils du maître Pachtoune et Hassan le fils du domestique Hazara), les deux enfants sont inséparables.
Khaled Hosseini mêle le charme du conteur oriental à l'efficacité du romancier anglo-saxon dans ce récit initiatique aux thèmes universels, l'amitié, la loyauté et la trahison.
Ce roman est aussi un formidable document sur la culture et l'histoire afghanes. L'auteur apporte un point de vue intimiste - et sans doute en grande partie autobiographique - sur ce pays vers lequel tous les regards se sont tournés au lendemain du 11 septembre 2001: Les ravages de la guerre avec les soviétiques, le régime de terreur instauré par les Talibans, mais aussi les affres de l'exil et la façon dont la communauté Afghane s'organise aux Etats-Unis. Une réussite!

Les piliers de la terre

Ken Follet - Ken FOLLET - 1989

En arrière plan, il y a l’Angleterre qui se déchire, au temps d’Etienne de Blois (Stephen dans le livre), qui combat Maud, mère d’Henry Plantagenêt. C’est l’époque des barons anglais qui veulent avoir tous les pouvoirs.
C’est aussi l’époque des constructions de cathédrales.
Ken FOLLETT décrit bien cette période de guerres civiles, de famines. Mais surtout les détails de construction, d’architecture de la cathédrale. Il nous entraîne en France, à Saint Denis, puis à Sens. Il va en Espagne et nous fait découvrir d’autres techniques de construction. Il nous livre aussi la corruption de l’église, la cruauté des Seigneurs qui après leurs forfaits viennent se faire bénir à l’église. Et celle-ci les bénit parce qu'ils sont riches !

Byzance

Michael Ennis.

L'action se déroule dans la première moitié du XI° siècle. Le roman narre l'ascension d'un garde varègue, Harald Hardraada, secrètement héritier du trône de Norvège.  


PROCHAIN THE LITTERAIRE
SAMEDI 17 MARS 16H00
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FRESNE LE PLAN
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